Rester passif ou s’affirmer, un choix délicat dans de nombreuses situations

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Le manque de confiance en soi peut être un facteur de stagnation pour certaines personnes grâce à ses comportements passifs. La passivité est considérée comme une vertu, mais elle ne doit pas être prise au pied de la lettre dans toutes les situations. Une personne trop passive, par exemple, peut finir par avoir du mal à tout accepter tout le temps. Cela n’est pas bénéfique.  D’autres par contre osent s’affirmer malgré les opinions, ce qui peut conduire à des résultats positifs mais aussi des effets néfastes. En effet, s’affirmer mais au mauvais moment, sans faire une analyse de la situation peut causer des déceptions emmenant à des comportements agressifs. La passivité et l’affirmation de soi sont des questions qui provoquent généralement un désaccord. Faut-il alors garder profil bas ou prendre le taureau par les cornes ?

Les personnes de nature passive et leur manque d’affirmation de soi

Mener une vie passive, en essayant toujours d’éviter les conflits et de plaire aux autres, peut être un signe de frustration à venir. Parce qu’elle conduit à la peur de demander, de questionner, de donner du travail aux autres et de paraître désagréable. Une telle attitude finit souvent par perdre sa confiance en soi. Cela arrive à des gens bien, inquiets pour les autres, mais qui souffrent en silence. Ces personnes ont des crises d’anxiété, de colère, de dépression et de ressentiment dans ses comportements. C’est leur manière de s’exprimer en silence. Elles sont sujettes à une perte de confiance fréquente dans ses relations amicales ou dans ses relations de travail. Une situation de méfiance se présente souvent dans ses langages de communication. Et quand ils en sont mécontents, ils se punissent eux-mêmes.Malgré le désir de s’affirmer, ces individus restent réservés dans la peur de décevoir. Mais cela n’est pas un sentiment d’infériorité. C’est une sorte de phobie sociale. Le remède à cet excès de bonté et de passivité s’appelle l’assertivité. Beaucoup s’embrouillent et utilisent l’expression assertivité à tort, l’utilisant lorsqu’ils veulent exprimer qu’une personne a raison. Mais l’affirmation de soi ne signifie pas que quelqu’un a raison ou tort. S’affirmer, c’est montrer que vous avez une certaine et saine dose de confiance en vous et dans les autres et que vous êtes capable de vous défendre, de défendre vos droits. Par conséquent, l’affirmation de soi est un équilibre parfait entre les attitudes passives et agressives. Une personne affirmée a un mode de communication sûre. Elle n’a aucune difficulté à exprimer son opinion dans ses relations avec les autres en toute situation. Il s’agit d’une compétence émotionnelle des individus qui peuvent prendre des positions claires. Dans la plupart des situations, la personne assertive fait preuve de sécurité, sait ce qu’elle veut et a des cibles claires à atteindre.

Les particularité de l’affirmation de soi chez les assertifs

L’affirmation de soi est généralement liée à des idées positives et à la proactivité. L’affirmation de soi est aussi la personne qui sait défendre fermement ses idées en toute confiance et qui, en même temps, respecte ceux qui ont des points de vue opposés. Il est donc bien accepté dans un groupe de travail. Contrairement à la passivité, l’affirmation de soi consiste en une stratégie mature de ceux qui ont une grande estime d’eux-mêmes et défendent leurs convictions avec justesse, sans se soumettre à ce que les autres en attendent. L’expression apparaît également beaucoup lorsqu’on parle d’une personne qui communique de manière claire, objective, transparente, franche et honnête. L’individu assertif est direct, n’utilise pas de raccourcis et n’attend pas des autres qu’ils lisent ses pensées. Il s’en va, parle avec vigueur, exprime ses pensées, ses désirs, ses sentiments et, lorsqu’il est confronté, ne s’irrite pas, ne s’attriste pas et ne se frustre pas. Le monde est compétitif et personne ne se préoccupe trop de ce que les autres ressentent ou ont besoin. Dans ce contexte, l’affirmation de soi est plus bénéfique que la passivité. Lorsque la personne est capable de montrer ce qu’elle ressent et de s’exprimer facilement, elle est mieux acceptée par le groupe et se sent plus heureuse. Après tout, le ressentiment, très présent chez ceux qui avalent trop de grenouille, n’apporte que malaise et inquiétude. Par conséquent, si vous avez du mal à vous affirmer et à être moins passif, comptez sur l’aide ou la thérapie d’un psychologue ou d’une psychothérapie. Vous avez le droit de les consulter.

Qu’est-ce que l’affirmation de soi ?

Le soi doit être équilibré. C’est pourquoi s’affirmer ce n’est pas tirer à feu ouvert sur tout ce qui bouge mais s’exprimer fermement et avec respect. Un déficit d’affirmation de soi provoque des comportements inadaptés en société. Une personne non affirmée va adopter soit un comportement passif/évitant, soit un comportement agressif dans ses relations avec les autres. L’assertivité est la capacité à exprimer ses opinions, ses besoins, ses émotions, dans le cadre d’une relation égalitaire et constructive. Il s’agit du seul comportement valable pour une vie agréable en société. Une personne disposant de cette compétence va défendre ses intérêts sans écraser les autres. L’assertivité est donc une forme d’affirmation de soi. Et elle se construit sur la base de bonnes compétences relationnelles. L’affirmation de soi c’est simplement apprendre à mieux communiquer. Et la bonne nouvelle, c’est que plus vous pratiquez, plus cela devient naturel donc facile. En général, les problèmes d’affirmation de soi, trouvent leur cause dans l’enfance, dans l’éducation. Il peut y avoir une part de tempérament, de génétique mais qui, a priori, n’est pas déterminante. Les adultes qui auraient subi une éducation très stricte durant leur enfance, à travers laquelle ils n’avaient pas le droit à la parole, vont avoir des difficultés à s’affirmer. Au contraire, les enfants-rois, à qui on a laissé tout faire sans leur imposer aucune règle vont développer à l’âge adulte une tendance à écraser les autres. À tenir seulement compte de leurs propres intérêts. Mais cette pseudo-confiance est créée sur de mauvaises bases. Elle tombera en miettes dès qu’ils se prendront une gifle de quelqu’un de plus fort qu’eux. Quoi qu’il en soit, même si durant l’enfance on peut avoir été victime, par la force des choses, une fois adulte, il s’agit de responsabilité individuelle. Quand on est en interaction avec des personnes, qui nous informent que notre comportement n’est pas convenable ou qu’il est choquant pour eux, on doit se remettre en question. Comme toujours dans la vie, tout est question de choix, de décision personnelle, de prise de responsabilités. Ainsi, on peut passer à l’action pour changer ce qui nous pose problème, ce qui nous rend malheureux. Ou ce qui cause dans notre comportement de mauvaises relations avec les autres.